- Ce sujet contient 7 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Spiil, le il y a 3 années et 3 mois.
-
AuteurMessages
-
-
mai 3, 2023 à 9:41 pm #801012SpiilMaître des clés
Bonjour,
Nous voulons produire une série podcast avec une personne qui a pour activité principale l'enseignement (elle est professeure des écoles dans l'enseignement privé, exactement).
Elle va faire un documentaire sur un sujet touchant l'enseignement. Nous estimons que ce travail est de nature journalistique.
De plus cette personne est une ancienne journaliste.
Questions : doit-on/peut-on/ne faut-il pas l'employer comme journaliste et la rémunérer comme telle (en piges a priori) ?
Evidemment elle n'a pas la carte de presse, et elle ne peut être considérée comme journaliste professionnelle étant donné qu'elle ne tire pas du journalisme au moins la moitié de ses revenus.
Mais, si nous considérons son travail comme journalistique, pourquoi exclure son emploi comme journaliste ? (Et imaginons — simple supposition — qu'elle veuille redevenir journaliste, se remettre le pied à l'étrier des revenus journalistiques lui permettrait justement de montrer à un moment qu'elle est bien redevenue journaliste puisqu'elle en touche X% en revenus. C'est un peu le serpent qui se mord la queue cette question.)
Je précise que nous avons une autre solution : l'employer comme autrice-réalisatrice, comme en audiovisuel avec une double rémunération de salaire (CDD-U réalisatrice convention collective production audiovisuelle) + NDA (autrice).
Cette personne n'a pas les idées claires sur son cas, ni de demande forte d'être traitée comme telle ou telle (à part qu'elle veut juste toucher le plus haut net possible, à brut donné). C'est à nous d'indiquer le schéma le plus adapté de toute façon.
Cela me paraît un choix assez complexe donc j'aimerais disposer de vos avis. Merci beaucoup !
-
mai 4, 2023 à 12:21 am #853158SpiilMaître des clés
Publié par Alexis Nekrassov
Bonjour Gabrielle, vous avez la possibilité d'employer cette personne en tant que (future) journaliste professionnelle, en théorie. Cela signifie payer un certain nombre de cotisations, un effort qui peut être rentable dans l'hypothèse où la personne souhaite devenir journaliste, obtenir la carte de presse etc. Or dans la configuration présente, de toute évidence ce n'est pas son projet et elle n'en aura pas la possibilité, tirant l'essentiel de ses revenus de son métier de prof. Dans l'autre hypothèse, un CCDU de réalisateur ne va pas offrir un gros gain sur les cotisations. L'idéal pour elle serait encore d'obtenir une contrepartie optimale de son apport intellectuel, dans l'hypothèse où elle est payée par son école tous les mois et les cotisations retraite sont versées par son employeur principal.
-
mai 4, 2023 à 8:02 am #853157Augustin NaepelsParticipant
Publié par Augustin Naepels
Hello Gabrielle,
je suis moins expert qu’Alexis sur le fond mais je peux te donner un pur témoignage. Nous rémunérons depuis plusieurs années un auteur de chroniques régulières (1 à 4 articles par mois) dont le métier principal est d’être prof de prépa (dans le public). Nous le payons en piges salariales, avec un parametrage de « journaliste non professionnel sans carte de presse » dans notre logiciel de paie. Donc sans bénéficier des réductions de charges des journalistes professionnels.
-
mai 4, 2023 à 10:14 am #853156Pascal BouchardParticipant
Publié par Pascal Bouchard
Je paie actuellement, assez irrégulièrement des piges (avec des montants faibles, moins de 200 €) à un enseignant, avec les abattements journaliste. Cela ne pose pas de problème à ma comptable… et à mon avis, cela ne change rien, sinon au plan psychologique pour une éventuelle reconversion professionnelle.
Heureux d'avoir ainsi de tes nouvelles Gabrielle. Et tiens moi au courant, je pourrais relayer sur ToutEduc cette initiative…
Amitiés à tous, Pascal
-
mai 9, 2023 à 2:10 am #853154SpiilMaître des clés
Publié par Gabrielle Boeri-Charles
Merci @Augustin Naepels
-
mai 9, 2023 à 2:11 am #853153SpiilMaître des clés
Publié par Gabrielle Boeri-Charles
Merci @Pascal Bouchard
-
juin 13, 2023 à 4:39 pm #853152SpiilMaître des clés
Publié par Carole Rouaud
Bonjour,
Nouvellement responsable administrative chez Politis, je ne connaissais pas le secteur du journalisme.
Gros travail de recherche afin de décrypter tous les différents statuts possibles des journalistes et contributeurs, et leurs spécificités et il reste des zones d’ombre ….
Pour information, j’ai dû récemment rémunérer un professeur pour la rédaction d’un article « au pied levé » et à priori, il s’agissait d’une contribution très occasionnelle. J’ai opté pour lui demander un « Reçu pour une prestation effectuée à titre non professionnel ». Ce reçu me permettant de le régler et de comptabiliser la dépense à priori en toute légalité.
Lien de l’article de fond :
Il me reste des interrogations par rapport aux chroniqueurs réguliers exerçant à titre principal une autre profession : peuvent-ils être considérés comme des journalistes professionnels et assimilés ? ou bien peut-on envisager de les payer en note d’auteur ?
Quelle est la tolérance de l’Urssaf en cas de contrôle dans ces deux cas ?
Ou bien, il reste la solution de les rémunérer sans bénéficier de l’abattement de 20% …
Je me suis bien entendu inscrite à l’atelier social organisé dans le cadre de l’AG de vendredi et profiterai de ce temps pour avancer sur ces sujets épineux.
Bien cordialement,
Monique Hendrickx
Politis
-
juin 13, 2023 à 4:49 pm #853151Augustin NaepelsParticipant
Publié par Augustin Naepels
Merci pour ce témoignage ! Sur le fait de considérer des chroniqueurs réguliers exerçant d'autres professions comme des journalistes professionnels, cela me parait compliqué au vu de la définition légale : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006189947
Je pense que pour éviter tout risque URSSAF le plus sage est de rémunérer en salaire sans les abattements journalistes.
-
-
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.