La distorsion de concurrence nuit gravement au pluralisme
Sur 87 millions d’euros d’aides directes à la presse (hors AFP et Acoss) accordés en 2019, 49 millions d’euros, soit près de 56 %, ont été versés à dix groupes. Ce ratio insolent illustre la répartition particulièrement inéquitable de l’argent public consacré au soutien du pluralisme de la presse. Une telle disproportion dans la distribution des aides constitue une préjudiciable distorsion de concurrence entre médias. Le Spiil réclame un rééquilibrage d’urgence pour l’année 2021 et une remise à plat des aides à la presse.