- Ce sujet contient 2 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Laurent Guillaumé, le il y a 2 années et 8 mois.
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février 23, 2024 à 10:14 am #801100SpiilMaître des clés
En 2023, le Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels (CCIJP) a délivré 34 444 cartes. Pour la première fois depuis dix ans, le nombre de cartes attribuées est en hausse et enregistre pour le millésime passé une augmentation de 1,26 % par rapport à 2022. Cette croissance permet de faire repasser le nombre de journalistes actifs au-dessus de la barre des 34 000, 393 cartes attribuées étant des cartes de journalistes honoraires.
Cette hausse est portée avant tout par les premières demandes, au nombre de 2 156, soit +10,6 % par rapport à 2022. C’est chez les journalistes titulaires salariés à la pige ou en CDD – où l’on trouve une grande partie des journalistes alternants – que cette croissance est la plus forte : près de 20 %. Seules les premières demandes issues de cursus de formation reconnus par la profession sont en léger repli (-2,2 %).
Les renouvellements également sont en très légère progression (+0,69 %). En revanche on observe une baisse de près de 5 % du nombre de cartes de journalistes demandeurs d’emploi, au nombre de 1 233.
En 2023, 8 770 journalistes professionnels étaient salariés à la pige ou en CDD. S'ils n'ont jamais été aussi nombreux en valeur absolue, leur proportion reste stable (25 %) dans l'ensemble des journalistes actifs.
Dans la profession, la parité continue à progresser. La répartition est aujourd’hui de 51,6 % d’hommes, 48,1 % de femmes et 0,3 % de personnes qui se sont déclarées neutres. Alors que les premières demandes tiraient habituellement cette parité, on observe plutôt un relatif équilibre en 2023 chez les nouveaux journalistes avec 51,9 % de nouvelles consœurs et 47,3 % nouveaux confrères. En revanche, la part de 20 % de directeurs femmes reste inchangée.
En 2023, sur 35 455 dossiers de demandes de carte, les représentants de la profession qui composent la CCIJP, attentifs à la situation des journalistes les plus précaires, n’ont émis que 711 refus (soit 2 % des dossiers étudiés).
P.S. Je représente le Spiil à la Commission de la Carte, n'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.
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février 23, 2024 à 10:23 am #853355Laurent GuillauméParticipant
Publié par Laurent Guillaumé
Merci pour la note de synthèse très intéressante sur la situation. Est ce qu'il y a une avancée pour les gérants d'entreprise dont l'activité est essentiellement celle de journaliste ? La commission carte considérant qu'il faut être minoritaire en actionnariat pour espérer décrocher une reconnaissance officielle.
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février 23, 2024 à 12:39 pm #853354SpiilMaître des clés
Publié par Alexis Nekrassov
Bonjour @Laurent Guillaumé , il y a ici deux problèmes superposés.
1. La "carte de presse" porte en réalité le nom de "carte d'identité de journaliste professionnel". Ce qui la réserve aux journalistes salariés des entreprises de presse selon la définition légale, en excluant les gérants non-salariés etc.
2. Dans certains cas cette contrainte peut être contournée, les dirigeants des entreprises de presse peuvent être salariés de leurs propres entreprises, ex. président de la SAS (mais pas de la SASU) qui peut avoir un contrat de travail comme rédacteur en chef indépendamment de son rôle de dirigeant. Mais il y a un débat sur la reconnaissance de ce statut de salarié à part entière puisque techniquement le dirigeant ne peut pas appliquer à lui-même certaines dispositions légales du salariat, notamment la clause de conscience, les entretiens disciplinaires etc. Cet argument brandi par les organisations syndicales empêche le consensus pour délivrer les cartes de journaliste professionnel aux dirigeants, à ce stade. On y travaille.
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