- Ce sujet contient 31 réponses, 11 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Spiil, le il y a 6 années et 5 mois.
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mars 23, 2020 à 2:59 pm #800183SpiilMaître des clés
La DGMIC (ministère de la culture) travaille à évaluer le plus finement possible l’impact économique de la crise sanitaire sur le marché publicitaire.
Pourriez-vous, s’il vous plaît, nous communiquer, dans la mesure du possible, une estimation actualisée, après une semaine de confinement, de l’impact de la crise sur le CA « publicité » de vos entreprises si vous êtes concernés ?
Au regard des premiers éléments dont vous disposez, considérez-vous que les campagnes publicitaires prévues sont annulées ou qu’elles sont plus simplement reportées ?
Par ailleurs, disposez-vous de premières analyses sur de possibles transferts au sein du CA « publicité » de vos entreprises entre papier et internet, notamment, mais aussi, plus largement, entre la presse et d’autres médias ?
Pourriez-vous nous communiquer ces éléments au fil de l'eau et au plus tard demain soir?
Je vous remercie vivement pour vos retours.
Cordialement
François
@Pierre Dupuy
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mars 23, 2020 à 3:11 pm #850635SpiilMaître des clés
Publié par Olivier Schlama
Bonjour
j’ai plusieurs campagnes institutionnelles sur Dis-Leur reportées à juin sous reserve que leur Message soit audible à ce moment-là ;et d’autres qui ont annulé. Dans tous les cas le report c’est quand même une perte sèche puisque Dans les mois qu’ils viennent ils ne pourront pas faire autant de campagnes que prévu. Quant à ceux qui ont annulé… À ce jour il me manque environ 8000 € de chiffre d’affaires; Des annonceurs à remobiliser ; des abonnés à re-solliciter, etc. la perte à mon avis ne se situe pas simplement sur ce mois de mars mais sur le moyen et long terme.
Dans le même temps, vu le contexte nous avons mis les bouchées doubles et proposé nos articles tous gratuitement. Une aide de l’État via le mystère de la culture serait la bienvenue.
En espérant avoir répondu du mieux possible bonne journée et bon courage
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mars 23, 2020 à 3:29 pm #850634Nicolas GoujuParticipant
Publié par Nicolas Gouju
Bonjour à tous, de notre coté, c'est simple, car notre Mag est lié directement à l'actualité culturelle. Dés début mars, j'ai eu des annulations pour annonces qui s'est forcément accéléré lundi, avec la prise de décision de supprimer notre Mag de mai-juin. le CA d'affaire prévu (bon de commande etc.) était début Mars de près de 45k€. Les pubs beaucoup plus faibles sur le web ont également toutes été supprimées. Impact -100% donc de notre coté 🙁 En supprimant notre mag, cela me permet de gérer tous mes frais variables… mais c'est toute la chaîne qui par ricochet est touchée (pigistes, maquetiste, Imprimeur, diffuseur etc.) Très inquiétant.
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mars 23, 2020 à 4:03 pm #850633SpiilMaître des clés
Publié par Yann Dubois
Bonjour
- Du côté de la publicité vendue en direct si tous les événements culturels et sportifs continuent à être annulés, ce chiffre d'affaires tombera à zéro, donc 100% de pertes sur le 2ème trimestre. Nos annonceurs institutionnels ne communiquent en effet que pour mettre en avant ce type d'événements. Nous estimons que nous allons perdre au moins 43% de nos revenus publicitaires de l'année du fait des annulations d'événements culturels et sportifs sur la période du printemps et de l'été. Il s'agit de pertes sèches et non de reports car les événements locaux saisonniers annulés durant la période printemps/été ne seront pas reportés à plus tard dans l'année.
- Du côté de la publicité "régie" (programmatique / backfilling, type Google AdSense), le rendement "revenu par mille" (RPM) est tombé au plus bas la semaine dernière, depuis ces 2 dernières années. A titre de comparaison, sur la même semaine du 18 au 24 mars 2019, là où il était à 1,42 € il a chuté à 0,64 € du 16 au 22 mars 2020, soit une chute de 55%. Donc malheureusement, les augmentations de trafic dues à l'actualité n'engendrent aucune augmentation de revenu de ce côté: paradoxalement, en ce moment, plus on a de pages vues, moins elles rapportent, probablement faute d'annonceurs.
- Nous sommes 100% on-line donc pas de reports depuis le papier.
L'impact est donc énorme. Et il se conjugue malheureusement avec un pic de désabonnement, et des revenus des AJL tombés à zéro depuis 2 semaines.
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mars 23, 2020 à 4:35 pm #850632Jean-Baptiste FontanaParticipant
Publié par Jean-Baptiste Fontana
bonjour,
Pour frequence-sud.fr, nous sommes également très lourdement touché en tant que média culturel :
– plus aucune ordre de pub vendu depuis le début du mois (sur des campagnes d'avril à l'été)
– grosse incertitudes sur les campagnes vendues depuis décembre pour le printemps et été ( bcp risquent d'être annulées)
– toutes les campagnes en cours et à venir en mars et avril annulées (campagne vendues avant mars)
Donc non seulement 0€ de C.A. en mars mais il est même négatif puisque que des campagnes déjà signées sont annulées. Peut être pourront-elles être reportées, mais c'est loin d'être gagné.
Autre point aggravant, la campagne électorale : les campagnes des annonceurs locaux institutionnels devaient redémarrer après les élections. Bcp de devis de campagnes sont en attente depuis décembre. En d'autres termes, le début de l'année était prévu pour être particulièrement creux et devait rattraper son retard maintenant, courant mars/avril.
Donc au final : -50 % de C.A. sur janvier et février (report élections + campagnes annulées),
– 100% sur mars
Et avril ne s'annonce pas mieux.
C'est bien la première fois depuis le lancement du site en 2006 que nous n'avons plus un seul annonceur.
Bien cordialement
Jean Baptiste Fontana
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mars 23, 2020 à 4:39 pm #850631David AscherParticipant
Publié par David Ascher
Bonjour,
Du côté d'Actu-Environnement :
• Abonnements couplés print / web, le CA se tient voire bénéficie d'un léger courant ascendant. Nous allons nous efforcer de le doper.
• Publicité on-line, c'est le marasme. 75 à 80 % de CA en moins sur la dernière semaine versus les semaines précédentes. J'ajoute que certain de nos plus gros clients ont passé des directives claires à leurs équipes : pas de pubs, communications, promotions, etc, jusqu'à nouvel ordre.
• Publicité on-line, c'est l'hécatombe car celle-ci est intimement liée à la diffusion sur des évènements. Tous nos annonceurs sont attentistes.
A noter pour finir, que notre modèle économique repose également sur les petites annonces d'emploi. Dans le contexte actuel, je vous laisse imaginer la situation puisque tous les recrutements sont gelés.
Au final, pour synthétiser, je dirai que 75 % de notre CA s'est évaporé. Heureusement, nous n'étions pas en situation de fragilité pour aborder cette crise.
J'espère qu'il en est de même pour la plupart d'entre vous 🙁
David ASCHER
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mars 23, 2020 à 4:48 pm #850630Paul TurenneParticipant
Publié par Paul Turenne
Bonjour à tous,
La quasi totalité des campagnes de communication réservées sur mars/avril ont été annulées/reportées (estimation à la louche 30 % d'annulations, 70% de reports sine die). Pour mai, on attend, mais vu la tournure que prennent les événements, il n'y a guère de raisons d'être optimiste. Gros trou dans la trésorerie en perspective…
Dans le même temps, on a pu rentrer quelques nouvelles campagnes, mais ça ne va évidemment pas compenser à court terme.
Et pour la fin de la crise, même avec les reports, cela aura un impact sur le CA global puisque les reports se feront à la place de nouvelles commandes.
On va en "profiter" pour faire de la relance abonnements plus poussée, voire de la prospection, histoire de limiter la casse.
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mars 23, 2020 à 5:27 pm #850629Johan Weisz-MyaraParticipant
Publié par Johan Weisz-Myara
Sur StreetPress, on venait de relancer une régie en display. Bilan pour les 15 derniers jours : zéro euro.
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mars 23, 2020 à 10:57 pm #850628SpiilMaître des clés
Publié par Mathieu Giua
Bonjour de notre côté on a une perte sèche de 6000 euros de campagnes publicitaires annulées depuis début mars. Ces campagnes devaient se tenir sur mars et avril.
On a également 3200 euros de reports de campagnes engagées sur cette même période. Mais elles vont être annulées également puisqu'elles portent sur des événements en avril (peu de chances qu'ils se tiennent).
Cela correspond au total à une perte sèche de plus de 60% des revenus publicitaires sur mars et avril.
Enfin on a fait glisser des budgets sur la rentrée avec quelques clients pour sauver un peu les meubles.
Si l'activité, (notamment culturelle avec les festivals et autres qui sont parmi nos gros clients entre avril et juillet) repart en mai on limitera la casse, mais si cela va au-delà ça sera dur, surtout que les budgets com vont forcément être réduits après le redémarrage, au moins dans un premier temps.
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mars 24, 2020 à 11:11 am #850627SpiilMaître des clés
Publié par Florent Guignard
Pour Le Drenche, pour le moment, une grande partie est seulement reportée.
A la louche, je dirais, environ 15 à 20k€ de publicité reportée, et 3 à 5k€ de CA pub annulés.
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mars 24, 2020 à 6:42 pm #850626Charles MontiParticipant
Publié par Charles Monti
Bonjour
Pour Corse Net Infos cette quinzaine du mois de Mars est purement catastrophique. Nos recettes durant cette période sont réduites à leur plus simple expression : tous nos annonceurs ont annulés, par la force des choses, leurs commandes.
A première vue perte estimée pour la période à une dizaine de milliers d'euros. Cela va être difficile à assumer pour CNI qui est en libre accès total.
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avril 3, 2020 à 3:20 pm #850625Laurent GuillauméParticipant
Publié par Laurent Guillaumé
Pour info-chalon.com, c'est simple toutes les communications ont été annulées, disons reportées pour un certain nombre et annulées pour une grande majorité. Compte tenu de notre modèle économique, nous reposons exclusivement sur des "petits" annonceurs, les premiers frappés par la crise qui s'annonce. Quasi 55 % pour mars, et pour avril 100 % des recettes … pour après, on préfère ne pas y penser pour le moment.
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avril 8, 2020 à 5:41 pm #850624SpiilMaître des clés
Publié par Laurent Agostini
Pour ma part, j'avais aussi répondu rapidement à l'enquête. Je confirme que cette part (qui était déjà faible chez nous) est passée à 0 et pourrait largement le rester sur la suite de l'année, compte tenu de l'impact sur les éventuels annonceurs. J'avais des éléments concrets pour 45 k€ de CA pub cette année. Le budget sera vraisemblablement de 0.
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avril 14, 2020 à 12:20 pm #850623Marie Hedin-ChristopheParticipant
Publié par Marie Hedin-Christophe
Bonjour
A La Lettre du Musicien, -50% sur les pubs print du fait des difficultés de distribution envisagées, mais pas d'impact sur le web. Nous ne sommes pas directement lié à l'événementiel, plutôt à des outils professionnels qui continuent à avoir besoin de se faire connaître. Mais l'annulation de l'équivalent de 50% du montant de CA pubs print constatée sur le numéro d'avril risque de continuer sur mai…. Bon courage à tous. Je pense qu'en fin d'année on sera à -20 ou -25% par rapport à l'objectif pub, print comme web, du fait du pouvoir d'achat des structures.
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avril 14, 2020 à 12:36 pm #850622Jean-Christophe BoulangerParticipant
Publié par Jean-Christophe Boulanger
Bonjour à tous (),
Demain matin, je participerai en notre nom à une concertation du ministère de la Culture sur l'impact de la crise sur l'activité publicitaire.
J'utiliserai vos 12 témoignages, tous intéressants (merci !).
N'hésitez pas à publier d'autres éléments dans la journée.
On vous tiendra bien sûr au courant des discussions sur le sujet.
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avril 14, 2020 à 12:51 pm #850620SpiilMaître des clés
Publié par Didier Rykner
Bonjour, je n'avais pas vu ce post. Pour notre part, nous avons perdu à peu près 15000 euros de publicité pourtant déjà vendue (mais annulées), beaucoup de publicités reportées (mais sans certitude), sans compter toutes celles que nous ne vendrons pas. J'estime pour l'instant qu'il s'agit d'une perte sèche d'au moins 15 à 20% du chiffre d'affaire sur l'année. En compensation, j'ai eu quelques publicités qui sont entrées grâce au confinement (des marchands ou des ventes aux enchères), et j'ai pu largement amortir le choc en passant tout le site (sauf mes combats patrimoniaux) réservé aux abonnés, au moins pendant cette période, ce qui a dynamisé mon chiffre d'affaire abonnement. Donc ma situation est pour l'instant contrôlée, mais plus le temps passe, plus ça risque de devenir compliqué. Peut-être n'est-il pas utile, dans vos négociations avec le ministère, de me mettre en avant ou de me citer, il ne m'aime pas car je le critique beaucoup…
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avril 14, 2020 à 1:01 pm #850621Gilles PailletParticipant
Publié par Gilles PAILLET
Bonjour à tous,
Oups Je n'avais pas vu le post ! De notre coté moins 45% sur la globalité de mars et environ moins 85% en avril. Une partie est reportée certes mais sans certitude. Pour les communications événementielles ce sont des annulations pures et simples.
Nous avions pour la première fois prévu des pertes cette année (Moins 15Ke : nouveaux investissements, charges salariales plus fortes) l'addition sera bien plus lourde, mais difficile à estimer pour l'heure, même si nous avons allégé certaines charges.
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avril 14, 2020 à 1:43 pm #850619SpiilMaître des clés
Publié par Joël Wirsztel
En ce qui nous concerne, la pub est marginale car nous vivons essentiellement des abonnements. Il se trouve cependant que j'avais 2 campagnes prévues. L'une pour 9500 €, totalement annulée, l'autre de 4500 € portant sur 3 festivals qui ont été annulés. Pour la seconde campagne, je pense qu'elle reprendra lorsque les festivals reprendront, mais ce qui a été perdu le restera.
Pas ailleurs (mais ce n'est pas directement le sujet, quoique), un premier abonné a exprimé la semaine passée sa volonté, dans un contexte devenu difficile pour lui avec la baisse de ses ressources publicitaires, d'annuler son abonnement "sauf si nous faisons un effort financier très significatif". Je précise que ce (petit) groupe de chaines de télévisions est abonné chez depuis au moins 15 ans.
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avril 14, 2020 à 2:32 pm #850618SpiilMaître des clés
Publié par Paquier Jacques
Bonjour voici pour ce qui concerne Le journal du Grand Paris
Amitiés,
Jacques Paquier*« La crise sanitaire lié au Covid-19 est brutale et inédite.*
*L’arrêt quasi instantané de nombreux secteurs d’activités économique et
les grandes incertitudes pesant sur l’avenir de la reprise à installé un
climat d’attente en terme de message de communication et donc
d’investissements publicitaires.**Est-ce une parenthèse ou un changement de paradigme ? cette réflexion
entraine une attente forte des annonceurs.**A ce jour l’impact constaté de la crise est très important sur les
investissements publicitaires : problème de règlement des prestations
réalisées juste avant crise, décalage (ou pure annulation) des projets,
mise en attente des décisions de lancement de campagne,…le chiffre
d’affaire perdu sera difficilement rattrapable et en perspective d’un
secteur ayant déjà des difficultés de financement.**Plus qu’un problème de transfert d’un média vers l’autre c’est un brutal
arrêt des investissements. Le niveau, l’intensité de la reprise sera-t-il
suffisant pour ré installer la confiance ? et dans quel délai ? mais 2020
semble dores et déjà l’année de tous les dangers pour le financement de
l’information *». -
avril 14, 2020 à 2:54 pm #850617SpiilMaître des clés
Publié par Laurent Agostini
Franchement merci Jean-Christophe de porter ce sujet pour nous tous,
En précision de mon précédent post, pour ma part, cela fait 3 ans que la pub baissait alors que le secteur était dynamique. Cela m'a forcé positivement a développé mon modèle de média critique et donc à aller plus encore dans le modèle "je travaille pour les lecteurs".
En gros, je suis passé de 25 k€ à 11 k€ en 3 ans, et maintenant 0, par contre dans le même temps, les abonnements ont à peut près progressé du même montant (sauf cette année évidemment).
Bénéfice : J'ai pas de péril immédiat sur mon activité, seulement du manque à gagner l'année où j'avais décrocher des nouveaux budgets dont 1 contrat compagnie aérienne, le premier a être stoppé.
Force pour nos modèles en ligne : Cette crise (je précise que ma sœur est chirurgien en première ligne et touchée par ce punaise de virus, et donc je ne me réjouis pas) valide nos modèles en ligne, et par abonnement, qui résistent mieux que la presse traditionnelle.
Dans mon secteur, les gratuits ou les magazines ne paraissent plus depuis le 1er jour du confinement.
Inconvénient : Et c'est mon plus gros point à remonter, nous faisons face à un développement d'une concurrence déloyale de pseudo acteurs de presse qui n'en sont pas professionnel, pas membre du SPILL, pas nécessairement journaliste, qui réalise des sites d'informations, en espérant vivre à 100% de la pub et en faisant croire aux lecteurs qu'il y a un modèle possible avec le gratuit.
Dans mon secteur, ils espèrent de la pub sans savoir que 99% des budgets sont d'emblée réservée et quoi qu'il arrive aux historiques (Lequipe, Le Figaro, Canal + ou Golf Magazine). qui à priori sont de toute façon à la peine.
En conclusion, pour moi, le grand sujet de l'information depuis toujours, et demain, c'est remettre l'église au centre du village.
Tout le monde ne peut pas décider d'être un média quand cela lui chante, comme on ne peut pas devenir moniteur d'auto-école parce que l'on croit savoir conduire.
Nous avons raison avec nos modèles payant et en ligne.
Par contre, dans ce contexte de non-transfert des budgets du traditionnel vers le online, et la concurrence tous azimuts et déloyale de pseudos site d'informations sans valeur ajoutée que la rediffusion de CP, il faut qu'on puisse tenir !
Et là c'est objectivement compliqué.
Dans mon secteur, en plus de la concurrence déloyale des réseaux sociaux, il faut faire face aux apprentis journalistes sans aucun modèle économique viable.
Cela détruit notre valeur ajoutée et entretient la fausse idée dans l'esprit de la population que l'information n'a pas de valeur, et nous fait passer pour les méchants de l'histoire.
Que nos budgets pubs tombent à 0, c'est sans doute dramatique, mais il faut de toute façon gérer la pub en bonus et malheureusement pas comme un acquis dans nos budgets.
Le gouvernement doit réfléchir à l'avenir de la presse sous le prisme des abonnements, et par exemple, en ligne, et pour moi, il doit intervenir sur tout ce qui se veut de la presse, mais n'assume pas de faire partie d'un syndicat, et avec un projet professionnel clairement annoncé, comme presse professionnel, respecter des droits et des devoirs.
il faut arrêter en France de dévaloriser le travail des uns, en faisant mal le travail des autres.
Je vous lis tous, et j'espère sincèrement que vous allez vous en sortir. Je me dis que nous sommes plus que d'autres habitués à travailler en serrant la vis, et que c'est un peu notre force dans les moments difficiles. Bon courage,
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avril 14, 2020 à 4:36 pm #850616SpiilMaître des clés
Publié par Laurent Burlet
Bonjour. En ce qui nous concerne, c'est du même tonneau. Notre chiffre d’affaires repose majoritairement sur les ventes d’espaces publicitaires, principalement à des structures culturelles (théâtre, cinéma, opéra). Les pubs que nous avions vendues ont toutes été annulées dès le 15 mars et jusqu’à fin avril. Et après les annonces de Macron, elles vont toutes l'être jusqu'à fin juillet. A ce jour notre carnet de commande est donc vide.
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avril 14, 2020 à 7:34 pm #850615Jean-Christophe BoulangerParticipant
Publié par Jean-Christophe Boulanger
😉
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avril 14, 2020 à 7:38 pm #850614Jean-Christophe BoulangerParticipant
Publié par Jean-Christophe Boulanger
Merci encore pour vos témoignages. Vos chiffres sont globalement comparables avec les chiffres généraux du secteur (30 à 50 % de baisse au mois de mars et 50 à 80 % au mois d’avril).
Je souhaite beaucoup de courage à chacun pour faire face.
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avril 16, 2020 à 11:01 am #850613SpiilMaître des clés
Publié par Didier Rykner
Bonjour @Jean-Christophe Boulanger, ça a donné quoi, cette réunion ?
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avril 16, 2020 à 4:35 pm #850612Jean-Christophe BoulangerParticipant
Publié par Jean-Christophe Boulanger
Bonjour à tous,
La réunion était donc une concertation par le ministère de Culture des syndicats de presse afin d'étudier des mesures de soutien aux revenus publicitaires des éditeurs.
Synthèse des discussions.
1. Partage d'expérience entre syndicats
Présents : Alliance IPG, PHR, FNPS (presse spécialisée), magazines (SEPM), Geste, Spiil.
On partage tous le même constat : un arrêt brutal, d'environ 50% en mars, et 80% en avril. A la fois un effet volume (chute des commandes) et un effet prix (tirés à la baisse).
Seule la pub institutionnelle se maintient, et les commandes pluriannuelles déjà engagées.
Mise en échec de la stratégie de diversification des revenus (événementiel arrêt quasi total).
2. Prévisions
Pessimisme sur le rythme de reprise de la pub, souvent estimé à septembre plutôt que juin.
Enjeu majeur de la reprise : éviter un transfert massif des annonceurs vers les plateformes (Gafa). ("70% des annonceurs sont restés après la crise de 2008 et 30% sont partis sur les GAFA, le risque c'est qu'il se passe la même chose")
Pour les éditeurs print, autre enjeu : éviter le transfert définitif de l'usage vers le numérique. Mais consensus sur le fait que ce transfert serait a priori durable (les habitudes une fois prises ont la vie dure).
3. Un crédit d'impôt pour les annonceurs ?
Alliance IPG, FNPS, PHR, SEPM, Geste favorables à un soutien à la demande de publicité.
Dispositif à l'étude entre la DGE (Bercy) et le ministère de la Culture : un crédit d'impôt pour les annonceurs, sur le modèle italien.
Les questions en suspens :
- Quel timing ? Plutôt en sortie de crise, pour éviter les effets d'aubaine pendant la crise (un crédit d'impôt ne changerait probablement que très peu les comportements pendant la crise, donc effet d'entrainement plus fort en sortie de crise).
- Quel filtrage des annonceurs ? Le dispositif crédit d'impôt cible naturellement les annonceurs qui paient un impôt en France. Faut-il aller au-delà ? Par exemple exclure les annonceurs de produits polluants ?
- Quel filtrage des médias bénéficiaires ? Consensus pour exclure les intermédiaires, et restreindre les bénéficiaires aux médias "producteurs d'information". Alliance IPG souhaite aller plus loin et restreindre à l'IPG, tous les autres syndicats sont contre et souhaitent inclure tous les médias CPPAP.
D'autres dispositifs sont à l'étude, comme une réglementation pour imposer un quota pour les annonceurs d'investissements publicitaires sur des médias producteurs d'information français.
4. D'autres mesures ?
D'autre rendez-vous de concertation auront lieu dans les semaines qui viennent sur d'autres dispositifs, en dehors d'un soutien au modèle publicitaire.
Il a été cité notamment une étude en cours sur une défiscalisation de 50% des abonnements à la presse IPG. Les lecteurs cocheraient sur leur déclaration d'impôt une case "abonnement presse IPG" à côté des cases "adhésion à un parti politique" ou "adhésion à un syndicat".
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avril 16, 2020 à 4:50 pm #850611David AscherParticipant
Publié par David Ascher
Merci JC pour ce topo.
L'AIPG devient vraiment la parodie d'elle-même…
On n'a pas fini d'entendre parler du statut IPG.
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avril 16, 2020 à 5:03 pm #850610SpiilMaître des clés
Publié par Mathieu Giua
Merci beaucoup pour ce compte-rendu.
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avril 16, 2020 à 10:45 pm #850609Paul TurenneParticipant
Publié par Paul Turenne
Merci beaucoup ! Intéressant, même si je doute un peu de l'efficacité de ces mesures à court-moyen terme. Mais ça sera doute mieux que rien.
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avril 16, 2020 à 10:48 pm #850608SpiilMaître des clés
Publié par Didier Rykner
Merci pour tout cela. Je pense pour ma part que les deux mesures : crédit d'impôt pour les annonceurs et surtout déduction fiscale pour les abonnements sont vraiment susceptibles d'être efficaces, en tout cas en ce qui me concerne… (à condition que cela s'applique aussi aux IPG au sens article 39 bis).
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avril 17, 2020 à 9:23 am #850606SpiilMaître des clés
Publié par Albin Serviant
Merci. Le point 4 est une excellente idée pour les IPG. Comment aider ?
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avril 17, 2020 à 9:24 am #850607SpiilMaître des clés
Publié par Albin Serviant
Idem pour TÊTU.
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avril 17, 2020 à 9:31 am #850605SpiilMaître des clés
Publié par Laurent Agostini
Bonjour Jean-Christophe, merci pour cette réunion et ce compte-rendu, c'est super que vous ayez porté ce sujet. Le crédit d'impôt est une piste pertinente en sortie de crise. Cela pourrait accélérer un peu le délai de reprise. Et clairement gare au GAFA sur l'après…. Portez-vous tous bien,
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