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    • #801068
      Spiil
      Maître des clés

      Bonjour,

      pour un article tout simple d'annonce d'un événement, ma journaliste s'est entretenue avec le responsable de la Maison de la culture de la ville organisatrice. Le nom de cette personne est mentionné dans l'article avec deux courtes citations.

      Le service communication de cette mairie a contacté ma journaliste, lui demandant de ne pas citer cet agent municipal, mais, à la place, l'élue en charge de la culture et à l'initiative de ce salon. Elle a signalé que seuls les élus sont autorisés à parler à la presse alors qu'elle a elle-même dirigé ma journaliste vers cette personne.

      Il est bien-sûr hors de question de remplacer le nom de l'agent par celui de l'élue, ou même de supprimer les citations. Je pensais, dans le pire des cas et selon la tournure des événements, anonymiser les propos.

      Comment savoir si cet agent a dépassé un devoir de discrétion ou de secret professionnel, ce qui pourrait justifier cette demande ?

      J'aimerais signifier au service de la communication de manière efficace que je suis dans mon droit.

      Avez-vous une réponse toute prête afin de couper court à ce type de demandes ?

      merci pour vos retours d'expérience.

    • #853281
      Pierre France
      Participant

      Publié par Pierre France

      C'est dingue. Alors, d'abord effectivement, peut-être anonymiser l'agent si ça lui cause du tort. C'est pas à lui ou elle de subir les lubies de la municipalité.

      Sur le devoir de réserve des fonctionnaires, voici ce que j'avais trouvé y'a un moment :

      https://questions.assemblee-nationale.fr/q11/11-63846QE.htm

      Dans le principe, un agent peut avoir des problèmes s'il critique son employeur (comme tout le monde), ou si son devoir de neutralité pourrait être mis en doute par ses propos. Mais à aucun moment il n'est interdit à un agent de parler à un journaliste. Ils ont comme tout à chacun leur liberté d'expression, un droit constitutionnel. Après évidemment, y'a le droit et la pratique : si un agent parle et que ça agace les élus, il aura des problèmes.

    • #853280
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Lise Chastang

      Merci @Pierre France  . Oui, c'est plutôt que ça agace les élus apparemment. Dans les faits, cet agent n'a absolu rien dit de désobligeant. Je n'ai rien trouvé de très développé sur le devoir de réserve, mais cela ne semble pas s'appliquer dans mon cas et le sujet abordé.

      Je vais opter pour l'anonymisation si je vois que ça fait des vagues.

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