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    • #801013
      Spiil
      Maître des clés

      Bonjour à tous,

      L’aide exceptionnelle à l’embauche d’un alternant qui a été mise en place durant la pandémie puis reconduite, vient d’être encore reconduite mais en version rabotée. Elle passe de 8000 euros à 6000 euros par an, soit de 666,66 euros par mois (qui a inventé un montant aussi diabolique ?) à 500 euros par mois. L’aide couvre toujours tous les niveaux de formation en apprentissage ou en professionnalisation jusqu’au master (niveau 7). Elle ne s’applique qu’à la première année du contrat d’alternance. Ca pénalise mécaniquement les masters sur deux années.

      Concrètement, pour les apprentis de 21 à 25 ans, l’aide couvre 60% du salaire de la grille d’apprentissage. Pour les apprentis de 26 ans et plus, elle ne couvre que 30% du salaire de la grille.

      Pour les salariés entre 21 et 29 ans sous contrat de professionnalisation, l’aide couvre environ 30% de la rémunération de la grille.

      Observation personnelle : je ne suis pas sûr de reprendre un alternant cette année. Pas pour des raisons financières mais parce que je ne suis pas pleinement satisfait. Les alternants que nous avons eus à la rédaction étaient faiblement formés, même en deuxième année de master de journalisme. Je ne sais pas ce qu’ils apprenaient dans leurs écoles (pas les établissements les plus célèbres de la profession) mais on passait beaucoup de temps à les former sans avoir le rendement espéré. En comptant en équivalent temps plein, c’était cher payé pour peu de résultat.

      Je me suis aussi aperçu que les étudiants des écoles renommées ne viennent pas vers les éditeurs du Spiil. Ils préfèrent des médias nationaux papier ou audiovisuel. Dans la dernière promotion du CFJ, seuls deux étudiants sont chez nos éditeurs (chez Mediapart et chez notre présidente il me semble).

      Quelqu’un veut partager une expérience davantage positive ? je suis preneur !

    • #853162
      Cécile Dubois
      Participant

      Publié par Cécile Dubois

      Bonjour, Je partage ton point de vue que les étudiants des plus prestigieuses écoles de journalisme se tournent essentiellement vers les grandes rédactions nationales car leurs écoles les y encouragent. Si nous avons actuellement un apprenti du CFJ, c'est parce que nous l'avions déjà eu en stage avant, ce qui l'avait du reste aidé à passer les concours. J'ai observé, lors du grand oral final, que la responsable pédagogique, fort sympathique au demeurant, a demandé à deux reprises aux tuteurs de Libération, le Nouvel Obs et Le Parisien, s'ils souhaitaient prendre de nouveaux alternants, et combien, mais ne m'a même pas posé la question une fois.

    • #853161
      Cécile Dubois
      Participant

      Publié par Cécile Dubois

      Quand à l'IPJ, j'avais proposé, lors d'un conseil pédagogique il y a quelques années, que les élèves qui le souhaitaient puissent aussi faire leur stage d'été obligatoire en PQR chez un de nos pure players locaux. On m'a répondu que ce serait tout en fait envisageable, à condition de respecter les mêmes conditions financières, c'est-à-dire une rémunération nettement au-dessus de l'indemnité de stage de base, ce qui rendait l'équation économiquement compliquée.

    • #853160
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Alexis Nekrassov

      Je vois de qui tu parles. La responsable pédagogique est sympathique mais un peu old school. A l'opposé, la directrice de l'école, par ailleurs cheffe d'entreprise dans l'audiovisuel, est très ouverte. Elles se complètent bien.

      Nous avons des représentants dans d'autres grandes écoles de journalisme ? Il y a en tout quatorze écoles reconnues par la profession. Ca serait intéressant de recueillir leur sentiment sur l'approche de la presse en ligne dans leurs écoles respectives.

    • #853159
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Frédéric Vuillod

      Après avoir pris 2 alternants en 2021, puis 3 autres en 2022, entièrement d'accord avec ce constat : niveau de formation très décevant, même en fin de Master. Sans parler d'un esprit certain à l'oisiveté. Donc nécessité d'un encadrement fort, qui ne permet pas à l'équipe de gagner en productivité.

      Trois points positifs tout de même : la satisfaction de former des plus jeunes, ma découverte de nouveaux outils grâce à eux, et leur rapidité d'exécution sur des logiciels de leur génération (Canva, etc).

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