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    • #800712
      Olivier Guichardaz
      Participant

      Publié par Olivier Guichardaz

      Bonjour,

      Une nouvelle affaire d'élu qui dépose plainte pour diffamation contre un média (en l'occurrence, Essonne Info) et qui se désiste au dernier moment. Le récit de l'affaire est ici : https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/119108/elu-sen-pris-a-essonne-info-difficile-combat-de-liberte-dinformer-pres-de-chez/

      Résultat pour le média : beaucoup de soucis, du temps perdu et des frais important (les honoraires d'avocat, notamment). Tandis que l'élu, probablement, fait prendre en charge ses propres frais d'avocat par la commune qu'il dirige…

      Ne serait-il pas possible de demander une adaptation du droit de la presse empêchant ce type de procédure manifestement abusive ?

      Cordialement,

      Olivier

    • #852280
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Roger Félix

      Bonjour,

      Si il y a eu retrait de plainte c'est que la diffamation n'était pas si évidente que cela; vous pouvez essayer, à votre tour de déposer une plainte pour "plainte abusif " auprès du procureur.

      Peut-être que vous pourrez par la suite régler cela à l'amiable ou conciliation.

      salutations RF

    • #852279
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Alain Gresh

      Il ne s'agit pas seulement des élus. Les petites structures sont sujettes à des procès qui peuvent être très lourds. L'hebdomadaire Le Point a intenté un procès à OrientXXI et Arrêt sur images à propos de la couverture du Maroc par cet hebdomadaire. L'audience a eu lieu le 18 janvier, ni le directeur du Point, ni la journaliste nous poursuivant n'ont pris la peine d'être présents. Le jugement est le 22 mars et la substitute a demandé notre relaxe et celle d'Arrêt sur images. Même si nous sommes relaxés, le procès a demandé une énergie et des frais qui sont lourds pour une structure comme OrientXXI, alors que pour Le Point, c'est négligeable. Peut-on vraiment faire quelque chose contre? Alain Gresh

    • #852278
      Olivier Guichardaz
      Participant

      Publié par Olivier Guichardaz

      @Roger Félix Je ne suis pas impliqué dans l'affaire, pas plus que "Déchets Infos", que j'édite. Je relate juste une affaire dont j'ai eu connaissance. Et il me semble que dans le passé, un adhérent du SPIIL a déjà eu ce type de mésaventure. D'où mon post.

    • #852277
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Laurent HOUY-CHATEAU

      Sur Dijon, j’ai été poursuivi avec France Télévision pour diffamation par la maire de Plombières-lès-Dijon.Nous avons été relaxés sur le motif de la bonne foi. Si ce procès a eu peu de conséquences pour France Télévision, il n’en est pas de même pour moi qui ai été obligé de mettre fin à mon activité.

      Ce qui est assez fou dans ce type de procédure (plainte avec constitution de partie civile), c’est que ni le procureur de la république ni le juge d’instruction semblent avoir la possibilité de mettre fin à la procédure si ils la jugent abusive. Pire, en cas de relaxe, nous n’avons pas le droit à des dommages et intérêts ni à la prise en charge de nos frais de justice par la partie adversaire.

      Le pire dans notre affaire, c’est que si sur le plan pénal nous avons été définitivement innocenté, la maire continue son harcèlement judiciaire en faisant appel au civil.

      Bien cordialement

      Laurent HOUY-CHATEAU

    • #852276
      Olivier Guichardaz
      Participant

      Publié par Olivier Guichardaz

      Preuve supplémentaire, @Laurent HOUY-CHATEAU, qu'il faut trouver un moyen de faire en sorte que ce type de procédure, quand elle aboutit à une relaxe générale ou lorsque que le plaignant se désiste avant le procès, ne se solde pas par des conséquences très lourdes pour celui qui l'a subie…

    • #852275
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Véronique Valentino

      Bien que n'ayant pas subi ce type de procédure, je pense qu'il faudrait effectivement pouvoir se prémunir contre ce type de "poursuites bâillon", qui sont une vraie atteinte à la liberté de la presse. Certes, on ne peut contester le fait pour qui que ce soit de porter plainte pour diffamation, c'est le corollaire nécessaire de la liberté de la presse. Mais lorsque les poursuites sont abusives, il faudrait effectivement pouvoir demander des dommages et intérêts ainsi que la prise en compte des frais de justice (article 800 ?). Le Spiil pourrait en effet se saisir du sujet ou mettre sur pied une caisse de secours pour les médias les moins fortunés. Où en est par ailleurs l'étude d'une assurance responsabilité civile professionnelle qui a fait l'objet d'un questionnaire sur le site ? Et peut-être faudra-t-il, afin d'orienter une jurisprudence favorable, que l'une des victimes de ce type de procédure abusive se décide à porter plainte pour dénonciation calomnieuse afin de demander des dommages et intérêts confortables et refroidir les ardeurs de ces politiques indélicats. La poursuite pour l'abus de droit n'est punie que de 3000 euros d'amende, mais c'est sans compter les dommages et intérêts. Le seul problème, c'est que ceux qui sont victimes de ce genre de procédure et y ont déjà laissé des plumes n'ont que rarement les moyens d'enchaîner sur une nouvelle procédure…

    • #852274
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Véronique Valentino

      J'en profite pour argumenter sur le fait que des campagnes en direction du grand public en vue d'établir un rapport de forces, que ce soit sur ce type de sujets ou sur la nécessaire révision de l'attribution des aides à la presse, seraient bienvenues de la part du SPIIL. Ce qui concerne la liberté de la presse nous concerne tous, par définition. Je pense qu'une campagne grand public pour expliquer qu'il est abusif que des dizaines de milliers d'euros soient versés à des milliardaires serait bienvenu. Un syndicat professionnel de la presse indépendante y aurait avantage. Et je pense que l'argument est compréhensible de la très grande majorité des Français.

    • #852273
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Laurent HOUY-CHATEAU

      Bonsoir,

      Comme il a été dit lors de l’atelier du SPIIL, la poursuite pour dénonciation calomnieuse est quasi impossible car il faut pouvoir apporter la preuve de la volonté de nuire.

      Laurent

    • #852272
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Véronique Valentino

      C'était une suggestion, je n'étais pas à l'atelier et le regrette. Excepté la voie juridique, vous avez d'autres idées ?

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