- Ce sujet contient 18 réponses, 5 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Antoine Champagne, le il y a 5 années et 10 mois.
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novembre 26, 2020 à 8:45 pm #800324SpiilMaître des clés
En tant qu'adhérent du SPIIL, je suis choqué que le SPIIL ait participé ce soir aux discussions avec les pouvoirs publics sur la loi "sécurité globale", sans les syndicats de journalistes, sans les sociétés de rédacteurs, sans les associations de journalistes, principaux concernés par les méfaits de cette loi. Je partage la position de Daniel Schneidermann (lui aussi membre du SPIIL pour Arrêt sur image) qui parle à ce propos de «réunion-alibi». Me sentant, en l'espèce, davantage journaliste que patron de presse, je vis la participation du SPIIL à cette réunion comme une mauvaise manière faite à la profession, et qui affaiblit la cause que nous devons défendre : la liberté de la presse.
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novembre 26, 2020 à 10:22 pm #851155Antoine ChampagneParticipant
Publié par Antoine Champagne
Au nom de Reflets et en mon nom personnel, je vous rejoins complètement.
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novembre 26, 2020 à 10:23 pm #851154Olivier GuichardazParticipant
Publié par Olivier Guichardaz
Merci !
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novembre 26, 2020 à 10:24 pm #851153Antoine ChampagneParticipant
Publié par Antoine Champagne
J'ajoute que la mailing-list initiale du SPIIL abandonnée au profit de ce site aurait été d'une grande utilité pour échanger entre nous sur des sujets comme celui-ci avant que la direction du SPIIL ne parte seule, la fleur au fusil à ce genre de réunion.
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novembre 26, 2020 à 11:02 pm #851152SpiilMaître des clés
Publié par Alexis Nekrassov
RSF y était aussi. Ils ont trouvé cette occasion utile pour défendre la profession.
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novembre 26, 2020 à 11:12 pm #851151Antoine ChampagneParticipant
Publié par Antoine Champagne
Je pense que bon nombre de personnes pensent "utile" de faire telle ou telle chose. D'autres pensent l'inverse.
En tout état de cause, dans le contexte actuel et juste après que plusieurs journalistes aient été molestés autour de la place de la République ou de l'Assemblée Nationale, il eut été utile de demander aux membres du SPIIL s'ils pensaient qu'aller servir de caution à un ministre de l'Intérieur qui couvre ce pays de honte à chacune de ses prises de parole était une bonne idée. Le SPIIL est un syndicat, il devrait refléter les positions de ses ses membres (un vote, une majorité, la démocratie…) pas celle de ses dirigeants, qui comme n'importe quel élu est délégataire du pouvoir de ceux qui l'ont porté à ce poste.
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novembre 27, 2020 à 5:57 am #851150Olivier GuichardazParticipant
Publié par Olivier Guichardaz
RSF, grand défenseur des journalistes de terrain français ? Grand défenseur de la profession ? On peut en douter, au vu ce papier documenté d'Arrêt sur image : https://www.arretsurimages.net/articles/article-24-rsf-menace-de-poursuivre-des-journalistes
On y apprend notamment que RSF a très peu défendu (voire pas du tout) un certain nombre de reporters photographes et de JRI agressés, blessés par des policiers ou interpellés sans raison lors des manifestations de gilets jaunes. Ou encore que la porte-parole de RSF se croit autorisée à porter un jugement moral sur l'attitude de certains journalistes.
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novembre 27, 2020 à 6:49 am #851149Olivier GuichardazParticipant
Publié par Olivier Guichardaz
Pour information :
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novembre 27, 2020 à 10:30 am #851148Olivier GuichardazParticipant
Publié par Olivier Guichardaz
Position d'Edwy Pleinel, lui aussi adhérent du SPIIL (via Mediapart), dans un tweet adressé au délégué général de RSF : «Je m’insurge contre ce deal avec le pouvoir dans le dos du mouvement collectif #StopLoiSecuriteGlobale (SDJ, syndicats, associations, etc). L’article 24 ne relève pas d’une commission. Il doit disparaître.» Source : https://twitter.com/edwyplenel/status/1332034416789626880
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novembre 27, 2020 à 2:53 pm #851147Guy LeméeParticipant
Publié par Guy Lemée
Ce fameux art.24 suscite légitimement de l’émoi. Il devrait très probablement être enterré très vite, l’actualité et les vidéos virales des violences policières précipitant cette issue…
Mais bon, de quelle réunion parle l’ami Olivier ? En quoi le Spill se serait-il pris les pieds dans le tapis de cette « réunion alibi » ?
Merci de nous éclairer Jean-Christophe.Amitiés,
Guy Lemée
Rédacteur en chef
tél. direct : 01 56 74 20 38
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Twitter : @guy_lemee <https://twitter.com/guy_lemee> -
novembre 27, 2020 à 3:18 pm #851146Olivier GuichardazParticipant
Publié par Olivier Guichardaz
Bonjour Guy,
Le gouvernement avait convié hier après-midi la coordination nationale contre le projet de loi sur la "sécurité globale" (coordination qui regroupe des syndicats de journalistes, le Syndicat des réalisateurs français, de nombreuses sociétés de rédacteurs et diverses autres organisations dont des associations de journalistes spécialisés) à une discussion sur le projet de loi.
La coordination avait demandé quelque temps auparavant à Gérald Darmanin de lever l'interdiction de la manifestation prévue demain samedi à République contre la loi (la manif n'est autorisée qu'en statique) et/ou de retirer l'article 24 du projet de loi (je ne me souviens plus très bien dans quel ordre cela a été demandé). Darmanin a refusé.
La coordination a donc dit qu'elle ne viendrait pas à la réunion prévue avec Castex hier après-midi.
C'est de cette réunion qu'il s'agit. Elle ne s'est tenue qu'avec quatre syndicats patronaux d'éditeurs de presse (dont le SPIIL) et RSF, sachant que cette ONG avait, au départ, pris une position plutôt conciliante pour le gouvernement sur le fameux article 24, n'y voyant pas une atteinte manifeste à la liberté de la presse (position plutôt étonnante pour une ONG censée défendre cette liberté).
De mon point de vue, aller négocier, à quelques syndicats patronaux (plus une ONG un peu hors des clous), avec le gouvernement, alors que tous les syndicats représentatifs de journalistes, les sociétés de rédacteurs, les associations de journalistes refusent d'y aller, c'est affaiblir le mouvement et entrer dans le jeu de division du monde de la presse dont rêve, probablement, le gouvernement.
Le fait que le SPIIL ait participé à cette réunion me semble donc, au mieux, une grande maladresse.
Quant à ton pronostic sur l'enterrement probable de l'article 24 du projet de loi, je le trouve, pour l'instant, assez… risqué.
Tweet de Christophe Deloire, délégué général de RSF, hier soir : «A cette réunion participaient @LouettePierre
du syndicat @Alliance_Presse, @jcboulanger du @spiil, @LaurentBQ de la @F_N_P_S, Alain Auger de @LeSEPM et moi-même. Les syndicats de journalistes avaient annoncé leur refus de venir un peu plus tôt dans l'après-midi.»
Source : https://twitter.com/cdeloire/status/1332033399519916034
Tweet de Schneidermann hier soir : «Membre fondateur du @spiil pour @arretsurimages, je regrette la participation de notre président à cette réunion-alibi.»
Source : https://twitter.com/d_schneidermann/status/1332035399561203715
Tweet de Pleinel hier soir, adressé à Deloire (RSF) : «[…] Je m’insurge contre ce deal avec le pouvoir dans le dos du mouvement collectif #StopLoiSecuriteGlobale (SDJ, syndicats, associations, etc). L’article 24 ne relève pas d’une commission. Il doit disparaître.»
Source : https://twitter.com/edwyplenel/status/1332034416789626880
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novembre 27, 2020 à 3:44 pm #851145Jean-Christophe BoulangerParticipant
Publié par Jean-Christophe Boulanger
Bonjour @Antoine Champagne,
Ce message est doublement faux :
- Ce n'est pas la direction (salariée et nommée), mais la présidence (bénévole et élue) qui a participé à la réunion.
- Surtout, et évidemment, je n'ai pas décidé seul de cette participation. Comme toute décision politique, la décision a été prise en bureau.
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novembre 27, 2020 à 3:45 pm #851144Jean-Christophe BoulangerParticipant
Publié par Jean-Christophe Boulanger
C'est bien pour cela que la participation du Spiil à la réunion d'hier a été décidée par le bureau, soit 16 adhérents, élus par tous les adhérents en assemblée générale.
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novembre 27, 2020 à 3:53 pm #851143Jean-Christophe BoulangerParticipant
Publié par Jean-Christophe Boulanger
Bonjour,
Je comprends tout à fait les questions, et le débat sur notre participation à cette réunion est légitime.
Comme toute décision politique, les différentes actions du Spiil sur cet article 24 ont été décidées en bureau (16 adhérents).
1. Signature lundi soir d'un courrier commun avec les autres syndicats, voir en pièce jointe.
2. Publication mardi soir de notre communiqué qui va plus loin, et précise nos critiques sur l'article 24.
3. Participation à la réunion d'hier avec le Premier ministre.
Dans cette réunion, comme prévu avec le bureau mercredi, j'ai dénoncé les dangers pour les éditeurs de presse indépendants de l'article 24 de la PPL Sécurité globale :
– Le risque de pénalisation de témoins, observateurs non journalistes, lanceurs d’alerte, constitue une pression directe sur les sources d’information, qui constituent bien souvent une matière première pour les journalistes et les éditeurs de presse
– la distinction entre des citoyens habilités à informer, dont feraient partie les journalistes, et d’autres citoyens privés de ce droit, ne peut que discréditer la profession.
J'ai aussi dénoncé le schéma national du maintien de l'ordre et son impact sur la liberté d'informer.
Enfin, j'ai rappelé notre attachement aux fragiles équilibres de la loi de 1881, et dénoncé tout projet législatif qui voudrait en sortir certains crimes ou délits, tout en réclamant une application plus efficace de la loi de 1881 (plus de moyens).
Juste avant la réunion, trop tard pour interrompre ma participation, Mediapart s'est prononcé au sein du bureau contre notre participation. Un débat nourri a lieu depuis hier au sein du bureau sur le sujet.
4. Nous préparons un nouveau communiqué, dont voici les termes. Le retour de chacun est bienvenu !
Le Spiil a été informé hier, lors d'une réunion avec le Premier ministre, de la création d'une commission chargée de réexaminer la rédaction de l'article 24 de la proposition de loi sur la sécurité globale.
La création de cette commission ne répond pas aux attentes du Spiil, qui continue de réclamer le retrait pur et simple de l'article 24 dont l'application aurait des conséquences graves pour les éditeurs de presse qu'il représente, pour le secteur des médias dans sa globalité et pour l'ensemble des citoyens.
Comme nous l’avons expliqué mardi dans un communiqué, en sanctionnant une intentionnalité dans la diffusion de vidéos de policiers dans l'exercice de leurs fonctions, cet article aurait pour conséquence de tarir les sources utilisées par les journalistes pour faire leur travail d'information et priverait les citoyens d'informations essentielles au bon fonctionnement de la démocratie.
Le Spiil partage ainsi, avec l'ensemble des syndicats et collectifs de journalistes, l’objectif du retrait de l'article 24.
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novembre 27, 2020 à 4:11 pm #851142Guy LeméeParticipant
Publié par Guy Lemée
Ces informations et explications fournies, il me semble que le débat (interneSpiil) est clos. Au moins pour moi. Merci Jean-Christophe de ces explications. Quand à l'enterrement de l'art.24, peut-être suis-je optimiste en effet Olivier… Mais bon, après les vidéos virales et la maldresse du PM qui prend le parlement à rebrousse poil… Affaire!s) à suivre !
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novembre 27, 2020 à 4:50 pm #851141Olivier GuichardazParticipant
Publié par Olivier Guichardaz
Merci pour ces précisions, utiles. Et merci pour votre travail (bénévole).
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novembre 27, 2020 à 4:58 pm #851140Antoine ChampagneParticipant
Publié par Antoine Champagne
Jean-Christophe, on peut jouer sur les mots. Mais ça ne fait pas beaucoup avancer le débat.
L'idée n'est pas de jeter des pierres à ceux qui ont pris la décision. Ce qui est fait est fait. Il s'agite ici simplement d'exprimer l'idée, dans un syndicat professionnel, que certains membres auraient préféré que sur des grands sujets de ce type, la présence du SPIIL à ce type de réunion soit discutée avec les membres.
Que ce soit la présidence et pas la direction qui ait participé à la réunion importe peu car au final, ce que tout le monde retient, c'est que le SPIIL était présent.
Enfin, je me doute bien que tu n'as pas décidé seul. Mais encore une fois, c'est le nom du syndicat qui ressort et à travers ce nom, tous les membres, qui eux, n'ont pas été consultés. Je ne suis pas le seul à avoir exprimé ce regret, comme tu as pu le voir dans d'autres posts (Plenel et Schneidermann).
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novembre 27, 2020 à 5:01 pm #851139Antoine ChampagneParticipant
Publié par Antoine Champagne
Je te sens un peu hermétique à mes arguments et pas du tout prêt à discuter de la possibilité que cette participation ait pu être une erreur… 🙂
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novembre 27, 2020 à 6:54 pm #851138Jean-Christophe BoulangerParticipant
Publié par Jean-Christophe Boulanger
Effectivement, sur des sujets importants et sensibles, nous essayons de consulter tous les adhérents avant de prendre position. Nous l'avons fait par exemple sur la question d'un Conseil de déontologie.
En pratique, là, c'était impossible, le temps ne le permettait pas. Avant l'interdiction de la manifestation itinérante, le mercredi soir tard, tout le monde était d'accord pour que nous participions. Puis il s'est passé 2 ou 3 heures entre l'annonce du boycott par les journalistes et la tenue de la réunion. J'ai été informé qu'un membre du bureau n'était pas favorable à notre présence par un email envoyé 50mn avant la réunion, dont j'ai pris connaissance étant déjà dans la réunion. Organiser un débat à plusieurs centaines sur un sujet comme cela sans avoir pu le préparer et avec quelques heures pour finaliser le débat me semble en pratique impossible.
C'est pour des positions comme cela qu'il existe au sein du Spiil une sorte de démocratie participative, avec un bureau élu pour décider, comprenant différentes sensibilités, et qui rend des comptes à ses mandants, tous les adhérents, lors des AG.
Il est normal que les positions individuelles de chacun ne soient pas toujours en phase avec les positions du syndicat. On peut ne pas être 100% d'accord avec son syndicat. Mon rôle en tant que président est de tâcher à ce que le maximum d'adhérents se sentent proches du maximum de décisions.
Pour cela je fais vraiment attention à ce que le processus de décision soit le plus large et le plus transparent possible. Cela a lieu très généralement au sein du bureau, et j'ai donc bien conscience que tous les adhérents ne le voie pas.
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