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    • #800054
      Spiil
      Maître des clés

      Chers éditeurs,

      Certains d’entre vous ont pu voir passer le communiqué de presse qui annonce les travaux sur une proposition issue de la profession et qui vise à créer un conseil de médiation et de déontologie journalistique.

      Cette réflexion fait suite à la remise du rapport Hoog, sur lequel le bureau vous avait consulté au début de l’année. Le SPIIL avait soutenu en principe la démarche mais estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour la mise en place d’un tel conseil.

      Nous avons représenté le SPIIL à la réunion du 16/5, sans prendre de position officielle. Or on peut noter une très faible représentation des syndicats d’éditeurs à l’exception notable de la FFAP dont un certain nombre de membres ont nommément pris position en faveur de l’initiative.

      Nous allons suivre les débats et soutenir directionnellement la démarche, et nous aimerions savoir si votre media soutient l’initiative (dans son principe) et si oui, pouvons-nous le mentionner. En effet même si nous n’avons pas de position collective favorable arrêtée à ce stade, il serait intéressant de pouvoir mettre un peu de poids dans la balance.

      Enfin si vous voulez vous investir sur le dossier n’hésitez pas à me le signaler, un peu de renfort sera toujours bienvenu.

      Merci et bon week-end,

    • #850186
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Laurent Agostini

      Bonsoir, sur ce dossier, je réitère mon inquiétude par rapport à la distinction versus les bloggeurs non professionnels qui réalisent une forme de concurrence déloyale, et ne sont soumis à aucune règle, aucun contrôle, et le plus souvent s'affichent ou se prennent pour des journalistes, sans en avoir la formation, la carte ou la déontologie. Je le vois tous les jours. Pour moi, c'est la question numéro 1 à traiter pour faire la distinction entre nos médias professionnels et les "médias" blogs non professionnels. Un conseil de déontologie oui, si cela nous aide à valoriser notre profession contre le fléau des sites qui pensent faire de l'information, sans avoir de compte à rendre, non, si cela nous rajoute une contrainte administrative, et financière dans un environnement qui n'est pas régulé. Demain, si j'ouvre une boucherie pour vendre ma viande gratuitement, ce sera compliqué. Par contre, c'est le drame de notre métier, que faire quand un guignol décide d'ouvrir un site internet et de s'improviser média sans créer une société, déposer un code NAF éditeur de presse ou mieux faire partie d'un syndicat professionnel ? L'affaiblissement fatal des outils de mesures et d'audit de la presse professionnelle fait que le digital est de plus en plus un western où les annonceurs comme les lecteurs sont perdus, et ne font plus aucune distinction. Ce sujet est me semble-t-il le défi numéro un des sites de presses indépendants et en lignes payants, qui ont certes des revenus, mais aussi beaucoup de manques à gagner, et ne l'oublions pas des charges, en même temps que de payer des impôts et cotisations. Bonne soirée, et à disposition pour argumenter mon point de vue, Laurent

    • #850185
      Hervé Kempf
      Participant

      Publié par Hervé Kempf

      Bonjour,

      A titre personnel, je ne suis pas favorable à cette démarche, qui me parait très hypocrite de la part des « autorités », dans un contexte où les attaques contre la presse sont multiples et répétées de la part du gouvernement (perquisition chez Mediapart, convocations à la DGSI, violences contre les photographes et autres pendant les manifestations des Gilets jaunes, garde à vue de Gaspard Glanz, écoutes probables par la police de tel ou tel, etc.). Et par ailleurs, traiter les médias indifféremment, comme si les plus gros d’entre eux n’appartenaient pas à des puissants me parait très problématique : le premier problème qui pèse sur la crédibilité de la presse est qu’elle n’est pas libre de ses propriétaires qui ont d’autres intérêts que d’informer.

      Je ne peux cependant engager Reporterre sans l’avis de notre conseil d’administration, qui se réunit la prochaine fois le 25 juin. Si ce n’est pas trop tard, je pourrai alors vous transmettre sa position.

      Amicalement

      Hervé K.

      [X]

    • #850184
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Florent Guignard

      Oui, nous soutenons le principe avec Le Drenche, et c'est OK pour nous mentionner, ou même pour nous contacter pour échanger à ce sujet.

      Je trouve que cela crée un lien avec les lecteurs et envoie un signal positif sur l'autocritique de la profession.

    • #850183
      Maïté Torres
      Participant

      Publié par Maïté Torres

      Bonjour, à tous.

      Concernant Made In Perpignan, nous sommes d’accord sur le principe. Toutefois, c’est un outil à double tranchant.

      Certes les arguments exposés pour une plus grande transparence, crédibilité et professionnalisme vont dans le sens d’une exigence du lectorat.

      Mais cela va-t-il changer la donne ?

      Le risque de prise en main par les pouvoirs publics peut-il être écarté ?

      Pour abonder dans les avis déjà exprimés, au pays du farwest, les règles du duel ne sont pas toujours respectées.

      Cela représente un investissement financier et administratif qui pèsera sur nous et que les plus concernés type blog n’auront pas à respecter.

      Si cela peut aide, pas de soucis pour vous filer un coup de main.

      Bien à vous tous.

      Maïté

    • #850182
      Olivier Guichardaz
      Participant

      Publié par Olivier Guichardaz

      Bonjour,

      Pour ma part, je l'ai déjà dit ici : je suis, dans le contexte actuel, totalement opposé à la création d'un tel conseil. Non pas que je sois contre une bonne application de la déontologie journalistique. Mais parce que dans le contexte actuel, je trouve la démarche du gouvernement totalement hypocrite et probablement pleine d'arrière-pensées (très) lourdes de menaces pour l'exercice de notre profession.

      Depuis des mois, les attaques contre la liberté de la presse sont incessantes. Il y a la loi sur le secret des affaires qui peut entraver la liberté d'enquêter. Il y a les tentatives de la justice d'attenter au secret des sources (perquisition chez Mediapart). Il y a les tentatives d'intimidation de la police et de la justice (convocations de journalistes par la DGSI, par exemple). Il y a les violences policières à l'égard des journalistes, qui ont atteint un niveau inégalé depuis des décennies (je crois me souvenir que David Dufresne en a recensé plus de 80 depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, par exemple). Il y a les arrestations de journalistes et leur placement en garde à vue. Par exemple Taha Bouhaf, qui avait tourné la vidéo permettant à l'affaire Benalla d'éclater, et dont le téléphone portable (qui contient tous ses contacts, donc ses sources) a été saisi par la justice, et qui s'est retrouvé en garde à vue avec une épaule démise. Récemment, un photographe a été d'abord empêché de photographier une action syndicale, puis arrêté chez lui au petit matin et placé en garde à vue. On pourrait multiplier les exemples.

      Le week-end dernier, on apprend que le gouvernement veut faire sortir la diffamation et l'injure publiques du droit de la presse. Ce qui veut dire qu'elles entreraient dans le droit pénal ordinaire, avec des risques de comparution immédiate, la remise en cause de la faculté de fournir les preuves de ce que l'on avance, etc.

      A titre personnel, je suis fréquemment en butte à une administration qui s'assoit allègrement sur le droit à l'accès aux documents administratifs — donc le droit à l'accès à l'information. Par exemple, la Préfecture de police refuse de m'envoyer la liste des entreprises qui se sont déclarées comme négociants, courtiers et/ou transporteurs de déchets. Au nom de quoi ? Les Douanes refusent de me dire quel est le produit de la TGAP perçue pour les déchets. Au nom de quoi ? Toutes ces données sont par essence publiques et leur rétention est donc un abus.

      Ce dont notre profession a besoin, actuellement, c'est de l'application pleine et entière de nos droits et de notre liberté d'informer. Pas d'un conseil qui nous fera la morale, sous l'œil bienveillant d'un gouvernement qui veut de toute évidence mettre la presse sous le boisseau.

      Bien à vous.

    • #850181
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Alexis Nekrassov

      Bonjour à tous,

      Je me joins aux éditeurs qui ont dit leur désaccord avec le projet de conseil tripartite de déontologie. La liberté de la presse et le droit d’exercer sont déjà attaqués toutes les semaines par la majorité actuelle, il n’est pas utile d’ajouter de l’huile sur le feu en laissant planer un doute sur notre déontologie.

      Je suis aussi gêné par le format proposé pour le conseil : tripartite avec des éditeurs, des journalistes et aussi des lecteurs. Pourquoi inviter le public dans une discussion professionnelle ? Quand les médecins veulent débattre de leur déontologie, ils ne convoquent pas les malades sur leurs lits articulés pour arbitrer. Les avocats non plus etc. Et nous, professionnels de la presse, nous ne serions pas assez matures pour en débattre sans aide extérieure ?

      Inviter le public à juger de la déontologie qui a présidé à la rédaction d’un article, c’est sous-entendre que l’avis des professionnels de la presse ne pèse pas plus lourd que l’avis d’un lecteur, que les éditeurs et les journalistes doivent faire leur autocritique devant les lecteurs. Ce concept aux relents populistes dévalorise nos compétences aux yeux du public. La dévalorisation est déjà présente dans l’opinion, ca me semble dangereux de la faire grandir.

      Chez nos voisins en Allemagne –  le 5ème marché de journaux dans le monde et le 1er en Europe – le Conseil allemand de la presse existe depuis plus de 60 ans. Il réunit éditeurs et journalistes, et c’est une instance respectée, citée en exemple. Il peut être saisi par le public mais le public n’y siège pas, cela contribue à l’approche professionnelle et dépassionnée de ses analyses.

      En France nous n’avons qu’une seule instance paritaire dans la profession, la Commission de la carte, mais les questions de déontologie ne sont pas dans son champ d’action et elle est déjà bien occupée. Nous pourrions un jour nous inspirer de l’exemple allemand pour créer un conseil professionnel réunissant éditeurs et journalistes, et qui aura pour mission de travailler sur notre propre déontologie, y compris répondre au public. Mais ce n’est pas le sens du projet présenté aujourd’hui, et je ne soutiens pas le projet actuel.

      Amitiés confraternelles

    • #850180
      Laurent Guillaumé
      Participant

      Publié par Laurent Guillaumé

      en total accord avec @Alexis Nekrassov … même pas une virgule à modifier pour ma part dans ses propos.

    • #850179
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Laurent Agostini

      tout à fait d'accord avec @Alexis Nekrassov (Agence du Fil) et comme j'avais déjà formulé pour ma part.

    • #850178
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Daniel Bordur

      Bonjour à tous,

      Pour ma part, je suis plutôt favorable à la représentation des lecteurs-consommateurs de presse dans une instance de déontologie. L’information est un bien commun, comme l’eau ou l’air, et je crois qu’il faut sortir du huis-clos des seuls professionnels pour débattre de ces questions. La comparaison est sans doute osée, mais elle fait sens : imagine-t-on laisser aux seuls agriculteurs et fabricants de pesticides le soin de dire ce qui est bon pour les consommateurs ?

      Nous ne devons pas avoir peur d’un regard extérieur, ni de la critique. Reste, et ce n’est pas le plus simple, à savoir qui représenterait les lecteurs. Des individus ? Des fondations ? Pourquoi pas des associations ? Je n’ai pas la solution. Je crains aussi une représentation des instances politiques qui pourraient s’estimer légitimes à représenter le public, mais il y a un potentiel conflit d’intérêt puisqu’elles sont chargées de voter des ressources publiques et donc détiennent un pouvoir coercitif. Or, il faut se préserver de la coercition : il y a des tribunaux pour ça, en charge d’appliquer les lois sur la presse, quand ils ne sont pas saisis en vertu d’autres incriminations (secret des affaires, tentatives d’identifications de sources à protéger, poursuites pour port de protections sur des manifestations…)

      Confraternellement,

      Daniel Bordur
      http://www.factuel.info

      Le 20/06/19 à 13:03, Spiil a écrit :

    • #850177
      Antoine Champagne
      Participant

      Publié par Antoine Champagne

      Bonjour,

      Pourriez-vous nous indiquer comment il à été décidé que le SPIIL s'associerait à ces travaux sur la mise en place d'un conseil de déontologie ? Est-ce une décision du bureau ? Le résultat d'un vote en assemblée ?

      Reflets.info est farouchement opposé à la mise en place d'un comité Théodule de la déontologie. Nous ne souhaitons donc être associés, de près ou de loin, à ce dossier.

      La mise en place de ce conseil serait une nouvelle balle tirée dans le pied de la part d'une presse qui s'est déjà perdue en mettant plus d'énergie à rechercher les revenus de la publicité ou des subventions qu'à faire du journalisme.

      Je me permets de vous livrer ici, en guise de combustible pour une réflexion, le petit billet paru dans le Canard Enchaîné du 3 avril 2019 :

      En instance d’instance

      ENFIN ! Pour la presse, pour les sites d’ info, pour les journalistes et les éditeurs, l’horizon s’éclaircit. Grâce au rapport que l’ancien patron de l’ AFP Emmanuel Hoog vient de remettre au ministre de la Culture, Franck Riester, un avenir radieux nous attend. Avant la publication de ce rapport, qui propose la création d’une « instance d’autorégulation et de médiation », il était difficile d’ imaginer tous les bienfaits que l’on peut attendre de cette future institution. En une centaine de pages, et autant de pluies de pétales de rose, le rapport nous annonce un regain de confiance entre la presse et les citoyens, une meilleure lutte contre les « infox », la défense des lanceurs d’alerte et la protection du secret des sources, une voie de recours « simple, rapide et gratuite » pour les plaignants, la mise en valeur des « bonnes pratiques journalistiques » et, pour finir, le

      triomphe de la liberté. Applaudissements…

      Il faudrait tout de même régler quelques détails. D’ abord, quelle sera la compétence de cet ersatz de tribunal, chargé de recevoir et d’instruire les plaintes de ceux qui auront été maltraités par un organe de presse ? Quel pouvoir auront ces « juges » amateurs ? Pas celui d’infliger des sanctions, préconise le rapport : juste la publication d’avis. Et si l’ avis est contestable, et contesté ? Quel appel, quel recours ?

      Autre question délicate : la composition de l’instance. Ses membres seront-ils élus ? Ou désignés par les syndicats de journalistes et d’ éditeurs ? Et ce au risque de favoriser la représentation, voire la domination, des groupes de presse les plus puissants. Il faut aussi des personnalités indépendantes issues de la « société civile », suggère le rapport. Mais par qui seront-elles choisies ?

      Et comment financer le fonctionnement de l’ instance sans compromettre sa crédibilité ? Le rapport se risque à chiffrer le budget, au doigt mouillé : ce sera 1 million. A moins que ce ne soit 2… De l’argent venant des éditeurs. Mais, tout de même, on ne crachera pas sur une dose de financement public. A condition que l’Etat reste minoritaire : 49 %, ce n’est pas compromettant.

      Aucune des questions qui fâchent ou qui font débat n’ est clairement tranchée par le rapport. La patate chaude est ainsi refilée au ministre par l’habile Emmanuel Hoog. On sait que Macron fait de la création de cette « instance déontologique » une affaire personnelle. Il faudra bien que l’ infortuné Franck Riester s’y colle. Même si le rapport insiste presque à chaque page sur l’ absolue nécessité de tenir l’Etat à l’écart. Comment faire ? Délicate question… de déontologie.

      J. C.

    • #850176
      Guy Lemée
      Participant

      Publié par Guy Lemée

      Bonjour,

      Je partage largement, même si je comprends l’éventuel intérêt « politique » pour le Spill de participer à ces discussions.
      Bref, un « machin » de plus dans cet univers déjà compliqué ne me semble pas utile, voire pourrait être utilisé contre cette liberté à laquelle nous sommes attachés.

      Bien cordialement à tous,

      Guy Lemée
      Rédacteur en chef
      tél. direct : 01 56 74 20 38
      GSM : 06 11 28 03 78
      Twitter : @guy_lemee <https://twitter.com/guy_lemee>

    • #850175
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Loïc Lebrun

      Bonjour Antoine,

      Merci pour votre message.

      Comme je l'indiquais nous avons assisté aux deux premières réunions dans une logique d'observation. En effet les positions des adhérents vont d'un soutien fort à une défiance totale, en passant par à peu près toutes les positions intermédiaires.

      Il me parait intéressant toutefois de souligner qu'à la différence de la mission Hoog, les travaux en cours sont plutôt portés (avec énergie) par les journalistes et les sociétés de lecteurs.

      Nous ne manquerons pas de vous informer des développements à venir!

      J'en profite également pour remercier tous les adhérents du SPIIL qui ont participé à ce fil de discussion.

      Cordialement,

    • #850174
      Olivier Guichardaz
      Participant

      Publié par Olivier Guichardaz

      On y arrive…

      Cédric O, secrétaire d'Etat au numérique :

      <<Je considère qu’il doit y avoir un Conseil de l’ordre des journalistes, des journalistes entre eux, qui prennent des décisions et qui disent à l’Etat : “Vous devez retirer l’agrément de tel ou tel canard, mettre des avertissements.” […]

      Moi, je considère qu’il y a un risque monstrueux [lié à l'ingérence médiatique, notamment de la Russie, en France]. Et donc il y a une obligation de résultats de la société. C’est aux journalistes de le faire, ce n’est pas à l’Etat de le faire. S’ils ne le font pas, ce sera l’Etat qui le fera, au bout du bout.>>

      En gros, le Conseil de l'ordre projeté devra exercer une forme de "police politique" sur les contenus pour traquer ceux considérés comme "faux" (aux yeux du gouvernement), sous influence étrangère (notamment de la Russie, aux yeux du gouvernement), et si les journalistes refusent de s'en charger, c'est le gouvernement qui le fera.

      https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2019/06/26/cedric-o-veut-que-les-medias-luttent-contre-les-fake-news-faute-de-quoi-l-etat-s-en-chargera_5481411_3236.html

    • #850173
      Antoine Champagne
      Participant

      Publié par Antoine Champagne

      Ce gouvernement qui s'illustre régulièrement par la diffusion de fausses nouvelles veut policer la presse. Je passe sur le nombre d'agression de journalistes par les forces de l'ordre ces derniers mois (voir le décompte de @davduf). Que doit-on en conclure ?

      Face au péril démocratique, les électeurs perdant confiance dans les hommes et femmes politiques et dans les institutions, il faudrait, si le gouvernement ne le fait pas, que la société mette en place un conseil déontologique des politiques ?

      S'associer de près ou de loin à ce qui va devenir un outil de censure molle est à mon sens une erreur profonde.

      Les journalistes et les éditeurs sont responsables de leur prise de parole devant les tribunaux. Pas devant un comité Théodule.

    • #850172
      Spiil
      Maître des clés

      Publié par Didier Rykner

      Entièrement d'accord avec Antoine Champagne. Dans mon domaine, le nombre de fausses nouvelles propagées par le gouvernement est ahurissant. Et ce sont eux qui voudraient nous réguler ? On marche sur la tête.

    • #850171
      Antoine Champagne
      Participant

      Publié par Antoine Champagne

      >Il me parait intéressant toutefois de souligner qu'à la différence de la mission Hoog, les travaux en cours sont plutôt portés (avec énergie) par les journalistes et les sociétés de lecteurs.

      Ce ne serait pas la première fois que la presse se tirerait une balle dans le pied. Comme je le disais précédemment, la presse s'est déjà perdue en mobilisant plus d'énergie pour encaisser des revenus publicitaires ou des subventions que pour faire du journalisme. Elle s'aliène son lectorat en se rendant dépendante (pub, publi-reportages déguisés, subventions Facebook, subventions Google, subventions BPI, subvention X, Y, Z). Et fait semblant de ne pas s'en rendre compte.

      Donner à l'exécutif un outil pour entamer encore la liberté d'expression est une hérésie… La presse est-elle irresponsable ? Ne peut-on plus rechercher la responsabilité des auteurs d'un article pour qu'il faille créer un conseil déontologique.

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