Pour quelles raisons le Spiil a-t-il été créé ?
La création du Spiil en octobre 2009 répond aux besoins qu'ont éprouvé plusieurs éditeurs de presse en ligne de se regrouper pour :
- Promouvoir une presse indépendante et de qualité sur Internet ;
- Défendre un cadre juridique et réglementaire qui permette un réel développement économique de la presse en ligne, et assure sa pérennité ;
- Participer activement au renforcement d'un métier en pleine évolution, en définissant des principes de fonctionnement communs, ainsi qu'en partageant des expériences et des pratiques très diverses.
En quoi le Spiil diffère-t-il des autres syndicats d'éditeurs de presse ?
Les fondateurs du Spiil ont le sentiment que les spécificités de la presse en ligne n'ont été que très partiellement prises en compte par les organisations professionnelles traditionnelles. Ils ont donc souhaité rassembler, représenter et aider à se développer les acteurs émergents des nouvelles formes de presse numérique.
Ceci étant, ils estiment que le Spiil est complémentaire des autres organisations professionnelles, et ils comptent bien collaborer avec elles pour faire progresser la cause de la presse en général.
Quels sont les conditions d'adhésion au Spiil ?
Les conditions d'adhésion au Spiil sont les suivantes :
- Editer un service de presse en ligne à titre professionnel, à savoir employer de manière permanente au moins un journaliste professionnel ;
- Disposer d'une équipe rédactionnelle ;
- Avoir le numérique pour activité de référence ;
- Avoir comme objet social la production d'informations et leur diffusion auprès du public, mettre à la disposition du public un contenu original, généraliste ou spécialisé, composé d’informations présentant un lien avec l’actualité, et ayant fait l’objet d’un traitement à caractère journalistique dans la recherche, la vérification et la mise en forme de ces informations ;
- Etre attaché à la défense d'un journalisme de qualité respectueux de l'indépendance des rédactions et des règles de la profession telles que définies dans la charte de Munich (déclaration des droits et des devoirs des journalistes) ;
- Etre parrainé par un membre actif du Spiil.
Vous pouvez remplir en ligne le formulaire de demande d'adhésion au Spiil.
A quoi correspond le statut de "membre associé" du Spiil ?
Attaché à défendre et à représenter une presse de qualité répondant à des critères professionnels, le Spiil tient à maintenir des règles strictes d'adhésion. Cependant, conscient que la presse en ligne est un secteur en pleine gestation, il souhaite également accompagner les très nombreux sites qui ne répondent pas aujourd'hui à ces critères, mais qui ont vocation à le faire dans un avenir proche.
C'est pourquoi a été créé le statut de "membre associé".
Une fois que leur candidature a été agréée, les membres associés peuvent participer aux réunions et aux travaux du Spiil, ils ont accès aux mêmes informations, mais n'ont pas de droit de vote aux assemblées générales et ne peuvent être représentés au bureau du syndicat.
A combien s'élève la cotisation au Spiil ?
Pour l'instant, seul un droit d'inscription de 250 € a été décidé. Le syndicat venant de se créer, ses besoins financiers ne peuvent être encore définis avec précision. Le montant des cotisations et leur calcul en fonction, éventuellement, du chiffre d'affaires des adhérents, sera fixé en assemblée générale.
Le droit d'inscription pour les membres associés a été fixé à 100 €.
Les journalistes peuvent-ils être membres de ce syndicat ?
Le Spiil est un syndicat d'éditeurs de presse, dont les responsables peuvent être des journalistes. Mais ce n'est pas un syndicat de journalistes.
Quelles sont les initiatives que va prendre le Spiil, après sa création ?
Au cours des prochains mois, le Spiil va :
- Suivre de près la publication et la mise en œuvre des décrets à paraitre sur le statut de la presse en ligne et la création d'un fonds d'aide à la presse en ligne ;
- Représenter la presse en ligne dans les organismes paritaires de la presse, notamment la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) et le Comité d'orientation du fonds d'aide à la presse en ligne ;
- Veiller à ce que les pouvoirs publics fassent bénéficier la presse en ligne d'une stricte égalité de traitement économique par rapport à la presse papier ;
- Combattre les distorsions de concurrence persistant entre presse papier et presse en ligne, et notamment celle créée par l'application à la presse numérique d'un taux de TVA de 19,6% alors que le taux de TVA de la presse papier est de 2,10% ;
- Etre partie prenante aux débats en cours sur l'avenir de la presse numérique ;
- Participer plus largement à la défense de la liberté d'expression sur Internet.
