Le Spiil signe la convention collective nationale des journalistes

Paris, le 15 juin 2016. - Le Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne apposera prochainement sa signature à la convention collective nationale de travail des journalistes.

Mêmes droits, mêmes devoirs

Cette signature est un acte symbolique fort. Le Spiil se bat depuis sa création pour que la presse en ligne bénéficie des mêmes droits que la presse papier et a toujours assumé pleinement d'avoir les mêmes devoirs, y compris de négociation sociale. Le signature de la convention collective en est la concrétisation.

Le Spiil confirme ainsi sa place de droit parmi les syndicats des éditeurs de presse.

Une évolution logique

Les 150 éditeurs de presse adhérents du Spiil appliquent déjà cette convention collective. En effet, ce texte élaboré en 1976 et refondu en 1987 est d'application étendue depuis 1988. Le Spill, depuis sa création en 2009, rappelle à ses adhérents cette obligation sociale (notamment dans son Guide des bonnes pratiques des éditeurs de presse en ligne), et les aide à la mettre en œuvre.

Le Spiil est déjà partie à plusieurs négociations et a apposé sa signature sur les accords de branche dérivés de la convention collective : récemment l'avenant de révision de l'accord national relatif au régime de prévoyance des pigistes, signé le 24 septembre 2015, ou encore l'avenant à l'accord national sur la formation professionnelle, concernant les pigistes, signé le 9 mars 2016.

Une volonté d’adapter le droit social à la révolution numérique

Dans son Manifeste pour un nouvel écosystème de la presse numérique publié en 2012, le Spiil proposait de moderniser le statut social et fiscal des journalistes. Il estimait que « la refondation du droit social spécifique de la presse doit permettre de prendre en compte les effets de la révolution numérique en cours sur les métiers, l’organisation du travail, les spécialisations et les carrières », appelait de ses vœux « un système de relations sociales plus équitable, plus efficace et plus dynamique » et proposait « qu’éditeurs et salariés de la presse en ligne ouvrent une large concertation pour définir, dans le cadre d’un écosystème de l’information revitalisé et redynamisé, les principes directeurs d’un nouveau droit social ».

Quatre ans après, fort de ses 150 éditeurs adhérents, souvent des petites et moyennes entreprises, le Spiil souhaite signifier son attachement à l'évolution du socle social de la presse.

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