Le groupe "Carte de presse des dirigeants" du Spiil a écrit en septembre à Richard Lavigne, président de la CCIJP (Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels). Le Spiil revendique le droit pour les journalistes de la presse en ligne, à la fois directeurs de publication et rédacteurs en chef, même non-salariés, d'obtenir une carte de presse qui leur est aujourd'hui refusée. De plus en plus de titres de la presse numérique ont pour dirigeant quelqu'un qui n’était pas journaliste avant de créer une entreprise de presse, mais qui effectue depuis un travail de rédacteur à part entière, dans un cadre salarié ou non.

Le Spiil considère que le statut actuel et les conditions requises pour l'obtention de la carte ne sont plus adaptés à notre époque. Le président de la CCIJP a mis deux mois pour nous répondre que "les textes régissant sa délivrance figurent dans le Code du Travail. Il importe donc en premier de relever dudit code pour prétendre à l'attribution de la carte." Le Spiil considère que dans le Code du Travail, on ne parle pas que des salariés et qu'à notre connaissance l'article L7111- modifié par LOI n°2008-67 du 21 janvier 2008- art. 3  dit seulement qu'"Est journaliste professionnel toute personne qui a pour activité principale, régulière et rétribuée, l'exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse, publications quotidiennes et périodiques ou agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources."

Le Spiil va tirer les enseignements de cette réponse et poursuivre ses démarches afin que les journalistes de la presse numérique, qui répondent stricto sensu aux conditions exigées (et non supposées) par la loi puissent, eux aussi prétendre à la Carte professionnelle.