[Mise à jour du 10/09/2012 - Mme Filippetti a depuis corrigé sa pensée dans un entretien au Monde : "Quand je parlais de contenus non éditorialisés, je voulais parler de certaines plateformes qui se contentent de lister des dépêches AFP, explique-t-elle au Monde, mardi 4 septembre. Avec en plus des problèmes d'utilisation plus ou moins légale des ressources de l'AFP. Ce sont ces plateformes que j'évoquais." Le SPIIL se félicite de ces précisions utiles, et renouvelle sa convergence de vue avec Mme la Ministre sur le besoin d'un renforcement de la qualité éditoriale de la presse. ]

[Communiqué du 30/08/2012] Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture et de la Communication, a déclaré, dans une interview au magazine Polka :

"Si la presse abandonne la qualité, il n’y aura plus de différence entre les journaux, les magazines payants et la presse gratuite, notamment sur le Net où rien n’est éditorialisé. Il n’y a que par la qualité, que par le professionnalisme, que par un parti pris, un point de vue, un regard photographique que la presse s’en sortira. C’est par le haut qu’elle surmontera la crise."

Le Spiil partage le diagnostic de la Ministre sur le besoin d'un renforcement de la qualité des contenus éditoriaux, seule issue à la crise de la presse.

Cependant, le Spiil regrette profondément l'amalgame entre 'le Net' et l'absence d'éditorialisation. Cette confusion nie l'existence même des centaines de journalistes professionnels travaillant chaque jour à créer des contenus de qualité pour des journaux en ligne. 

Non, Mme la Ministre, le Net n'est pas un territoire sans journaliste.
Non, Mme la Ministre, les journalistes professionnels travaillant en ligne ne font pas un autre travail que leurs confrères travaillant exclusivement pour le papier.
Non, Mme la Ministre, la qualité n'est pas l'apanage du support papier.

Le Spiil invite cordialement Mme la Ministre à sa troisième Journée de la presse en ligne, le 19 octobre à Paris.

Les quelques centaines de professionnels présents seront heureux de lui témoigner de leur travail quotidien.