Le Spiil a tenu son assemblée générale annuelle le 22 mars, à la maison de l’Amérique latine à Paris. La cinquantaine de représentants des sites adhérents ont notamment élu à l’unanimité un nouveau bureau pour le syndicat.

Celui-ci est désormais constitué de :
 
·  David Ascher (Actu Environnement)
·  Maurice Botbol (Indigo Publications)
·  Jean-Christophe Boulanger (Euractiv.fr)
·  Walter Bouvais (Terra Eco)
·  Régis Confavreux (Owni)
·  Nicolas Crestel (Hospimedia)
·  Isabelle Germain (Les Nouvelles news)
·  Laurent Mauriac (Rue89)
·  Edwy Plenel (Mediapart)
·  Daniel Schneidermann (Arrêt sur images)
·  Sabine Torres (Dijonscope)
·  Christine Turk (Slate)
 
Les fonctions de chacun seront définies lors de la prochaine réunion du bureau.
 

De gauche à droite : Isabelle Germain, David Ascher, Walter Bouvais, Edwy Plenel, Sabine Torres, Maurice Botbol, Jean-Christophe Boulanger, Laurent Mauriac, Christine Turk. Absents sur la photos : Régis Confavreux, Nicolas Crestel et Daniel Schneidermann.
 

Le point sur les activités du Spiil

·  Groupe technique

Une quinzaine d’informaticiens issus des sites membres se réunissent régulièrement pour échanger autour de leurs métiers et pour discuter d’un thème défini pour chaque séance. Depuis peu s’est également mis en place un groupe de mutualisation technique, qui permettront de développer des outils communs aux adhérents.

·  Ateliers et événements

L’objectif de ce groupe est de faire davantage connaître le Spiil et la presse en ligne en général. Dans cette optique a notamment été organisée la première Journée de la presse en ligne, en octobre 2010. Couronnée de succès, elle va être reconduite et étendue en 2011, en se déroulant sur deux jours.
 
Tous les mois, le Spiil organise des ateliers thématiques destinés à ses membres. Ils abordent des sujets très diversifiés comme les aides destinées à la presse en ligne, la technique, le marketing ou bien le business.

·  Groupe annonces légales

Le groupe mène le combat pour l’équité des supports en matière d’annonces légales, réservées à l’heure actuelle à la presse écrite. Plusieurs sites membres du syndicat ont ainsi engagé des démarches en ce sens et ont essuyé des refus par leurs préfectures. Le Spiil va entamer des recours pour que les sites de presse en ligne soient autorisés à publier des annonces légales.

·  La Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP)

Le Spiil est membre suppléant pour représenter la presse en ligne, le titulaire étant le Groupement des éditeurs de services en ligne (Geste). La CPPAP délivre de nombreux agréments à des publications écrites et à des médias en ligne, ces derniers étant de facto majoritaires. Les votes ont lieu sur proposition de la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC).

·  Le combat pour une TVA réduite pour la presse en ligne

Alors que la presse écrite bénéficie d’une TVA à 2,1 %, celle appliquée à la presse en ligne est encore de 19,6 %. Le Spiil milite pour la neutralité des supports et l’application d’une même TVA à l’ensemble de la presse, qu’elle soit imprimée ou numérique. Dans ce sens, une étude réalisée par des avocats a été envoyé à Jacques Toubon, chargé d’une mission de réflexion et de proposition « sur les défis de la révolution numérique aux règles fiscales européennes » par le président de la République. Aucune suite n’a pour le moment été donnée.

·  Groupe Mécénat

Au contraire de J’aime l’info, prioritairement destinée aux internautes, une fondation pourrait  permettre à des mécènes privés et à des entreprises de soutenir la presse en ligne. Le groupe de travail Mécénat étudie les conditions juridiques d’une telle fondation et devrait formuler une proposition concrète d’ici à la fin de l’année.

·  Le fonds d’aide au développement des services de presse en ligne (Spel)

Créé après les Etats généraux de la presse écrite en 2008, le fonds Spel a été doté de 20 millions d’euros par an, étalé sur trois années. Une commission paritaire, où siègent des représentants de l’administration et des éditeurs – dont le Spiil -, examine les dossiers présentés par les médias en ligne. Dans un souci de transparence, le Spiil a notamment obtenu que la liste des éditeurs ayant obtenu une subvention soit rendue publique. Le montant des subventions délivrées n’est, en revanche, pas dévoilé, au grand regret du syndicat.
 
A partir de 2012, un nouveau fonds unique pour l’ensemble de la presse, imprimée et numérique, verra le jour. Une commission paritaire, à laquelle le Spiil participe, détermine actuellement les règles de fonctionnement de ce nouveau fonds et formulera ses propositions dans le courant de l’année.

· J’aime l’info

La plateforme de dons pour la presse en ligne, dont le Spiil est membre fondateur, va être officiellement lancée le 28 mars. Une soixantaine de sites sont à l’heure actuelle inscrits et peuvent proposer aux internautes de les soutenir et de financer des projets précis.